Énergie

La consommation d'énergie dans la Chimie

De nombreux procédés chimiques et équipements utilisés dans l’industrie de la Chimie en France nécessitent de grandes quantités d’énergie.

Ces procédés mobilisent le plus souvent :

  • de l’électricité pour faire fonctionner les moteurs, les pompes, les compresseurs, etc. ;
  • de la chaleur pour provoquer les réactions voulues, sécher les produits, etc. Celleci est produite majoritairement à partir de gaz naturel et, dans les vapocraqueurs, de sous-produits pétroliers. Dans une moindre mesure, la récupération de chaleur fatale des usines d’incinération de déchet fournit de l’énergie bas-carbone.

Les produits énergétiques sont par ailleurs des matières premières indispensables pour la Chimie. Il s’agit :

  • de gaz pour la filière de l’ammoniac, d’acide nitrique et des engrais azotés, etc.
  • de produits pétroliers, pour la production d’oléfines (éthylène, propylène, styrène, etc.) qui forment les briques essentielles de la Chimie organique.

L’électricité peut également être considérée comme une matière première lorsqu’elle est utilisée pour la production de chlore, pour la réduction de certains métaux spéciaux, etc.

L’industrie de la Chimie est ainsi le premier consommateur industriel d’énergie en France (30 % de la consommation d’énergie brute totale, selon l’INSEE). Par conséquent, la facture énergétique représente une part importante des coûts de production et un levier de compétitivité prioritaire. Cette problématique est particulièrement prégnante pour la Chimie de base qui fournit les matières premières  essentielles à l’ensemble du secteur.

En conséquence, un accès à une énergie compétitive est essentiel pour les entreprises concernées, dites intensives en énergie. Surtout dans un contexte où les concurrents de l’industrie française bénéficient d’un accès direct à une énergie abondante et bon marché (gaz et pétrole de schistes américains, ressources gazières et pétrolières au Moyen-Orient et dans les pays de l’ex-URSS, technologie de cogénération massivement subventionnée  dans certains pays d’Europe). Dès lors, pour les sites chimiques, la maîtrise de la facture énergétique est un enjeu majeur. Celle-ci passe naturellement par une utilisation efficace de l’énergie consommée.

En revanche, le principal ressort de la compétitivité de l’approvisionnement en énergie réside dans son prix complet, c’est-à-dire incluant l’énergie, le transport, la fiscalité et le coût des émissions de CO2. Dans un contexte de concurrence internationale intense, il importe donc de contenir ce prix à un niveau permettant aux entreprises françaises et européennes de maintenir leurs parts de marché.