Transition énergétique

La réduction des émissions de gaz à effet de serre depuis 1990

L’industrie de la Chimie en France a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de
63,2 % entre 1990 et 2019.

Cette réduction a été possible grâce à :

  • à une amélioration continue de l’efficacité énergétique de sa production d’énergie et de ses procédés ;
  • à une diminution drastique des émissions de N2O, liées à la production d’acides adipique et nitrique.
Source : CITEPA

Selon le CITEPA, les émissions de GES de la Chimie s’élevaient, en 2019, à 19,9 Mtéq. CO2.

85 % des gaz à effet de serre de la Chimie sont émis par des installations couvertes par le système communautaire d’échanges d’émissions de gaz à effet de serre. Cela concerne 130 installations environ. Les 15 sites les plus émetteurs concentrent près de la moitié des émissions de la Chimie en France. Schématiquement, on peut répartir les émissions de la Chimie par typologie de sites de la façon suivante :

Source : CITEPA, EU ETS log

A l’horizon 2030, les principales pistes de décarbonation s’appuieront notamment sur :

  • l'efficacité énergétique, qui reste un levier pertinent même si le potentiel a largement été exploité ces dernières années ;
  • la décarbonation de la chaleur, en particulier grâce à la valorisation énergétique des déchets et l’utilisation de boisénergie ;
  • la réduction des émissions de N2O (protoxyde d’azote) et de HFC (fluides frigorigènes).

Bien entendu, la mise en œuvre de procédés innovants contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la Chimie. Ces solutions sur mesure, adaptées à chaque site industriel, viendront s’ajouter aux actions décrites ci-dessus.

Pour certaines activités de la Chimie en France, des ruptures technologiques seront nécessaires pour atteindre des niveaux substantiels de réduction d’émissions de gaz à effet de serre en 2050. Il s’agit en particulier des vapocraqueurs, qui fournissent les briques élémentaires de la Chimie organique, et des engrais azotés.