3 mars 2014

L’UIC, la voix de l'industrie chimique en France

Ce mois de février a été marqué par deux auditions de l’UIC auprès de l’Assemblée nationale.

11 février : une délégation d’industriels de la chimie reçue par le Groupe d’études Industrie Chimique

Philippe Gœbel, Jean Pelin et Philippe Prudhon, au nom de l’UIC, ainsi que 15 représentants de grands groupes chimiques* ayant leur centre de décision en dehors de l’hexagone ont été reçus le 11 février dernier par les députés du groupe d’études Industrie Chimique de l’Assemblée nationale, présidé par Yves Blein, député du Rhône et maire de Feyzin.

Ces industriels, représentant plus de 20 000 emplois en France et un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros, ont ainsi eu l’occasion d’adresser un message clair quant à leur présence sur le sol français et les conditions nécessaires pour continuer à la maintenir.

En effet, après avoir rappelé l’importance et l’ancienneté de la présence industrielle en France de leurs groupes et leur participation à la vie dynamique industrielle en France (chiffre d’affaires réalisé, contribution à l’exportation, nombre de salariés, volume d’achat,  impôts payés…) ces dirigeants ont partagé les difficultés qu’ils éprouvent de plus en plus quand il s’agit de vendre des investissements en France auprès de leurs maisons mères. L’attractivité de notre territoire qui s’est dégradée depuis de trop nombreuses années a ainsi constitué le fil conducteur des échanges avec les élus qui se sont articulés autour des thématiques suivantes : énergie, fiscalité, réglementation, droit et flexibilité du travail et innovation.

Yves Blein, à l’instar de ses collègues, s’est montré tout à fait conscient de la situation. Il a apprécié que soit valorisée la qualité des infrastructures en France et compte sur les dirigeants présents pour faire la promotion de la Maison France auprès de leurs maisons mères.

Retrouver plus de détails sur cette rencontre (industriels présents, contenu des échanges etc.) dans le compte-rendu.

* Les représentants des grands groupes chimiques étaient : Olivier de Clermont Tonnerre (Bluestarsilicones), Jean-Marc Dublanc (Adisseo), Francis Duseux (Exxon), Frank Garnier (Bayer), Ramon Melgarejo (Dow), Martin Virot (DuPont), Jean-Michel Tiard (Yara). Des représentants de BASF, de LyondellBasell et de Solvay étaient également présents.

 

18 février : audition auprès de la Commission des Affaires économiques

L’UIC a été auditionnée officiellement par la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée Nationale, au sujet de l’impact du développement des hydrocarbures non conventionnels aux Etats-Unis. A cette occasion, l’UIC, représentée par Jean Pelin, Philippe Prudhon et Daniel Marini, a présenté des éléments de contexte et des arguments aux députés Yves Blein, Marie-Hélène Fabre (2ème Circonscription de l'Aude) et Frédéric Barbier (4ème circonscription du Doubs).

Elle a rappelé que l’industrie chimique constitue le premier secteur industriel consommateur d’énergie en France et que bon nombre de ses adhérents font partie de la catégorie des consommateurs gazo-intensifs. Par ailleurs, il a été mis en avant le fait que le différentiel de compétitivité qui se profile entre la France et les États-Unis représente une menace lourde pour l’industrie de base, or cette-dernière constitue 45 % de l’industrie chimique.

Au-delà du fait qu’ils ont été attentifs aux arguments de l’UIC, les députés sont tombés d’accord sur le fait que la France ne doit pas s’interdire, a minima, d’analyser le potentiel de gaz dans ses sous-sols et d’évaluer par là-même les quantités de gaz effectivement exploitables et les modalités d’extraction. L’UIC a rappelé que de nombreux pays de l’Union Européenne, à l’instar des Pays-Bas, de la Grande-Bretagne ou encore de la Pologne ont déjà engagé un processus d’exploitation tandis que d’autres pays, tels que l’Allemagne, l’Espagne ou le Danemark sont encore hésitants et étudient leur potentiel disponible.

L’opportunité que représenterait l’exploitation des gaz non conventionnels pour la réduction du déficit de la balance commerciale a semblé faire consensus. Les députés attendent désormais les résultats de l’étude d’impact  visant à évaluer de façon constructive et objective les conséquences industrielles du statisme de la France et être force de propositions dans le cadre de la loi de programmation sur la transition énergétique, commandée par l’UIC au cabinet Carbone 4 et dont les résultats vont être rendus publics au printemps 2014.

Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger la présentation "Quelle stratégie gaz pour l’industrie chimique et pétrochimique ?"