20 mai 2021
Transition énergétique

Etude « empreinte carbone »

France Chimie publie les résultats d’une étude qui fait le lien entre la désindustrialisation de la France et l’augmentation de l’empreinte carbone de la consommation française.

L’étude « empreinte carbone », lancée à l’initiative de l’UNIDEN, rejointe par France Chimie et d’autres fédérations industrielles, quantifie pour la première fois l’impact de la désindustrialisation de la France entre 1995 et 2015 en matière d’augmentation de l’empreinte carbone, sur un périmètre de filières industrielles intensives en énergie (aluminium primaire, acier plat, ciment, verre plat, PVC, pâte à papier, papier d’impression et sucre).

Ainsi, la substitution de la production industrielle nationale par des importations, pour faire face à une consommation croissante, a engendré un excès d’émissions de gaz à effet de serre de 2,3 MtéqCO2/an et une perte de valeur ajoutée de près de -800 M€/an.

A l’inverse, un scénario de réindustrialisation raisonnable à l’horizon 2035 entraînerait une baisse de l’empreinte carbone de -5,1 MtéqCO2/an et une hausse de la valeur ajoutée de +1,1 Mds€/an entre 2020 et 2035.

Cette étude démontre que la production industrielle sur le territoire national présente des bénéfices incontestables en matière de réduction de l’impact de l’économie sur le changement climatique. Il est donc essentiel de conjuguer les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre avec une politique de réindustrialisation, au bénéfice de l’environnement, de l’économie et de l’emploi.

Liens vers le Rapport de l’étude et la synthèse de l’étude