Impact de la guerre au Moyen-Orient
[Point de situation au 31 août 2026] Au sortir d’une année 2025 difficile pour la Chimie européenne, le conflit au Moyen-Orient risque de la fragiliser davantage. France Chimie échange avec les pouvoirs publics pour les alerter sur cette situation préoccupante et demander à activer de manière urgente des mesures de compétitivité.
Au sortir d’une année 2025 difficile pour la Chimie européenne, le conflit au Moyen‑Orient risque de la fragiliser davantage et appelle à activer de manière urgente des mesures de compétitivité.
Ce nouveau choc intervient alors que le secteur fait déjà face à une perte cumulée de 37Mt de capacités de production depuis 2022 au niveau européen, illustrant un déficit de compétitivité structurel préoccupant.
La crise au Moyen-Orient a eu un impact immédiat et massif sur les coûts de production de la Chimie européenne, au travers de hausses des prix de l’énergie, des matières premières et du transport. Cette triple hausse constitue un effet cumulatif qui se transmet progressivement à l’ensemble de la chaîne de valeur de la Chimie et de l’industrie européenne plus généralement.
Alors que les hostilités ont repris pendant l’été, les cours des produits énergétiques ont atteint des plus hauts depuis le début du conflit en août et les marchés continuent de réagir aux perspectives changeantes d’escalade ou de désescalade dans le conflit. Le trafic maritime reste pratiquement au point mort à travers le détroit d’Ormuz et se dégrade par le détroit de Bab el-Mandeb dans la mer Rouge avec les attaques des Houthis visant à bloquer les flux avec l’Arabie saoudite.
Alors que le conflit s’enlise, l’Administration Trump annonce désormais vouloir étendre ses sanctions à tout pays soutenant l’économie iranienne.
Les perturbations logistiques et d’approvisionnement ont déjà entraîné des risques de pénuries sur plusieurs matières premières stratégiques, des intermédiaires chimiques et des produits finis, en particulier sur le soufre et acide sulfurique, le méthanol, les solvants, les tensio-actifs, les pigments, les huiles minérales ou encore les emballages plastiques.
Pour préserver la Chimie en France, il convient d’activer en urgence les leviers suivants :
- Retrouver un avantage compétitif sur l'énergie et la décarbonation
- Assurer une concurrence équitable et renforcer la souveraineté économique européenne
- Restaurer la compétitivité fiscale du site France
- Poursuivre la politique de l’offre et investir dans la modernisation des sites.
- Simplifier l'environnement réglementaire
- Former nos talents de demain